Accès à 17 Km de Collobrières située sur la commune de Pignans.
Point culminant du massif des Maures (780m), magnifique panorama sur le massif et les îles d’Hyères
La chapelle actuelle date de 1844 et abrite des ex-voto parfois surprenants, certains très anciens (XVllème siècle). Elle est située sur un des plus hauts sommets du massif des Maures (760m), d’où vous pourrez découvrir un magnifique panorama sur le massif et les îles d’Hyères.
Un peu d’histoire …
La Provence fut très tôt évangélisée et Pignans, avant poste de Fréjus, place forte romaine important, le fut dès les premiers siècles. La légende rattache sa conversion au christianisme à une compagne de Sainte Marie Madelaine, la bienheureuse nymphe qui y aurait été martyrisée.
Le plus ancien document de tradition sur ce lieu est un décret de Thierry, fils de Clovis, comte de la Gaule Narbonnaise à cette époque qui, en reconnaissance d’une victoire remportée sur Wisigoths dans la forêt de Pignans, fit bâtir une église sous le vocable de Notre Dame de Consolation.
Cela en l’an du Christ 517, aux ides de juillet. Il est déjà stipulé dans cette charte qu’un monastère serait adjoint à cette église et qu’il serait desservi par les Religieux de l’Ordre de Saint Augustin. Ce monastère, édifié peu après, se développa considérablement et eut une influence très grande sur toute la région. Il dépendait directement de l’abbaye de Saint Victor de Marseille et abrita des Augustins jusqu’à la Révolution Française. Il n’en reste plus que la collégiale que dessert la paroisse.
Nous voyons donc l’origine très ancienne du culte de Notre Dame. Plusieurs siècles ensuite sont muets. Ils correspondent à diverses perturbations et surtout aux incursions Sarrasines qui, jusqu’à la fin du 10ème siècle, ont sillonné toute la basse Provence.
11ème siècle Une aventure… Une légende
Un berger qui gardait ses troupeaux fut attiré par le manège de son chien qui, au lieu d’accorder tous les soins aux brebis, s’en éloignait régulièrement pour courir s’installer sur une crête qui dominait la forêt. Là, pendant des heures entières, il faisait retentir l’écho d’aboiements insolites. Intrigué, le berger se dirigea vers ce lieu là, au milieu des broussailles, au pied du rocher, il découvrit la Statut, les mains jointes, le visage rayonnant de joie et d’une suave majesté.
1844
La chapelle de Notre Dame des Anges est entièrement reconstruite, telle qu’elle est actuellement et, en 1853, le 5 juillet, l’autel est inauguré en grande solennité. L’affluence aux pèlerinage est telle que l’édifice s’avère vite trop petit et en 1857, on commence les travaux d’agrandissement. Ils furent très onéreux et ne purent être menés à bien. La voûte qui menaça d’emblée de s’effondrer dut être démolie rapidement. On ne conserva que les murs extérieurs.
1900
Le cloître actuel est bâti en utilisant les grands murs extérieurs, seuls vestiges de l’ancienne chapelle. Mais ce bâtiment ne résiste pas aux intempéries, des toitures et planchers s’écroulent peu à peu et, en mars 1942, c’est tout le fronton qui s’effondre. On restaura la chapelle une première fois en 1960 et, en mars 1996 l’intérieur de ce sanctuaire, dégradé au fil des ans, a été intelligemment réhabilité. La toute nouvelle couleur bien claire des murs met en valeur ces tableautins naïfs que sont les ex-voto offerts en actions de grâce par les fidèles.

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